10 astuces pour mieux vivre son allaitement

Je présente à l’avance mes excuses à celles qui ne sont pas concernées par le sujet, mais j’avais envie d’écrire un nouvel article sur l’allaitement car c’est un sujet qui m’intéresse beaucoup et sur lequel je me suis posé beaucoup de questions. Je vous présente ici un résumé des astuces que j’ai adoptées au quotidien pour mieux vivre l’allaitement.

1 Savoir que le début est difficile

Toutes les jeunes mamans rencontrent des difficultés au début. Il faut savoir qu’on a l’impression que le bébé passe son temps greffé au sein les premiers jours, et c’est un peu ça.

Les crevasses sont fréquentes, dues à une mauvaise position du bébé durant l’allaitement, à un problème de succion… Mais elles sont réversibles. J’en ai eu cette fois-ci encore mais elles se sont résorbées en appliquant tout simplement un peu de lait. J’avais tenté les crèmes adaptées, type Lansinoh, mais elles contiennent de la lanoline et j’y suis allergique.

Dites-vous que les 10 premiers jours sont très prenants, fatigants, compliqués. Mais au bout de ces 10 jours cela devrait s’améliorer pour devenir vraiment plus évident au bout d’un mois.

2 Etre consciente que les nuits seront interrompues

Le fait maternel se digère mieux et plus vite que le lait artificiel. Donc il est possible que votre bébé fasse quelques nuits complètes, mais ce ne sera pas systématique. Inutile de vouloir se presser, il suffit de le savoir pour mieux l’accepter.

3 Faire du co-dodo

Le co-dodo est un sujet un peu sensible, pas forcément conseillé, mais ces derniers temps les mentalités ont évolué à ce sujet.

Quand on allaite : certes il faut se réveiller la nuit,  mais si le bébé est à côté de sa maman dans le lit, il est très aisé de l’allaiter et de se rendormir rapidement. Pour avoir testé les deux méthodes, je peux vous dire qu’il est plus fatigant de se lever pour aller préparer un biberon.

De plus les hormones de l’allaitement procurent un sommeil qui arrive plus rapidement et qui est réparateur.

En revanche le co-dodo se pratique avec les mesures de sécurité adéquates.

4 Ne pas changer le bébé la nuit

Je me revois avec mon premier enfant, en train de changer la couche avant chaque tétée, comme cela m’avait été indiqué à la maternité. Or, comme il tétait tout le temps, je passais mon temps à ça et ne dormais plus. Au bout d’un mois j’étais totalement épuisée et j’ai commencé la transition pour arrêter l’allaitement. Ce n’était pas simplement à cause de ça bien sûr, mais ça a contribué à me fatiguer.

Actuellement je ne change pas Milan de la nuit, ce qui ne l’empêche pas de bien dormir et ne lui  a provoqué aucune irritation.

5 Prendre des tisanes d’allaitement

J’ai découvert les tisanes d’allaitement Weleda au fenouil et à la verveine, et j’en bois deux ou trois par jour. L’effet est remarquable : la lactation augmente, et cela me permet de tirer mon lait.

6 Utiliser un tire-lait

La simple mention du tire-lait avait sur moi un effet répulsif. Mais puisque j’avais envie (et besoin) de m’éloigner un peu, je m’y suis résignée… et ça a tout changé.

J’ai commencé par un tire-lait manuel, mais tirer son lait pendant 45 minutes pour obtenir un tout petit biberon englouti en 3 minutes, c’est très frustrant. Je le garde au cas où : il peut être pratique si je passe un week-end sans mon bébé pour tirer mon lait afin de désengorger la poitrine.

Le tire-lait électrique est assez déstabilisant la première fois car on a l’impression d’être une vache laitière, mais il est salvateur ! C’est grâce à lui que je continue l’allaitement. En 15 minutes j’ai un biberon de 200ml et je suis tranquille. J’utilise le Symphony de Medela et j’en suis totalement satisfaite.

7 Congeler son lait

Au début je conservais le lait tiré pendant 48h au réfrigérateur, mais le temps d’utilisation est trop restreint. J’ai donc décidé de le congeler, ce qui permet de le garder 4 mois. J’ai acheté ces sachets Lansinoh, ils sont très pratiques à remplir puis pour verser le lait. Vous y indiquer la date et la contenance. Pour le décongeler le micro-ondes est proscrit, il suffit de le passer sous l’eau très chaude.

J’ai recours au lait congelé plusieurs fois par semaine : quand je vais à un événement blog, chez le médecin ou le coiffeur et que je confie mon bébé, mais aussi (et surtout) quand je veux partager un apéritif sans avoir besoin de trinquer encore à la bière sans alcool. Après 9 mois sans y avoir droit, j’avais envie de pouvoir boire du champagne ou une bière quand j’en ai envie. En tirant son lait c’est possible. Cela me permet de boire un ou deux verres sans que mon bébé trinque également. 

Je l’allaite juste avant de prendre l’apéritif, puis je lui donne un gros biberon de mon propre lait vers 22 ou 23h, et il réclame ensuite vers 4h (au pire) ou 7h (au mieux). L’alcool a eu le temps de s’évacuer du corps. Il reste dans le lait aussi longtemps que dans le sang. Vous avez un tableau du temps d’évacuation nécessaire ici.

8 Vous faire aider

Je pose beaucoup de questions autour de moi aux femmes allaitantes et je consulte beaucoup le site de la Leche League, pas extremiste contrairement à ce que je craignais, et plein de bons conseils.

J’avais beaucoup écouté les conseils d’une consultante en lactation pour mon premier fils. Cela ne m’avait pas permis de venir à bout des crevasses, mais de me rendre incollable sur les positions d’allaitement.

En ce moment par exemple j’ai remarqué que j’avais un canal lactifère bouché. Il me semble que la généraliste ne pourra pas m’aider. J’ai donc consulté différents sites… et je crois que je vais devoir me résoudre à percer le bouchon avec une aiguille bien désinfectée. Si cela vous est déjà arrivé je veux bien vos conseils, j’aimerais éviter la mastite !

9 Etre patiente

Non vous ne retrouverez pas votre taille de guêpe en allaitant. Vous aurez même plutôt tendance à stocker quelques kilos pendant l’allaitement car ça demande de l’énergie. Certes la dépense énergétique augmente chez la femme allaitante, mais vous avez tellement faim (et envie de chocolat) qu’elle ne vous permettra pas de maigrir. Donc il ne faut pas allaiter dans l’espoir de maigrir plus facilement car cela va vous décevoir plus qu’autre chose.

Il faut aussi savoir que les bébés allaités ont des pics de croissance remarquables.

Ils ont lieu à 3, 6 et 9 semaines, puis à 3, 6 et 9 mois. Il ne s’agit pas d’une croissance soudaine du bébé, mais de périodes de transition dans ses besoins. Le bébé tète davantage (toute la journée et toute la nuit pour résumer) ce qui a pour effet de changer la composition du lait qui s’adapte à ses nouveaux besoins. Ce sont des périodes particulièrement fatigantes où on a l’impression de ne plus avoir assez de lait, mais ce n’est pas le cas rassurez-vous !

10 Vous écouter et profiter

C’est moi qui ai décidé de garder mon bébé à côte de moi pour dormir. De même je l’allaite à la demande et n’essaie pas de lui impliquer des horaires réguliers. Je ne sais pas du tout combien de temps je l’allaiterai. J’ai déjà eu envie d’arrêter lors des pics de croissance ou lorsque j’étais trop fatiguée. Mais j’ai réussi à passer ces caps sans me forcer.

Pour l’instant j’aime allaiter mon fils, j’aime cette proximité, ce lien unique. J’en profite d’autant plus que c’est la première fois que l’allaitement se passe bien. Je trouve l’allaitement pratique et n’ai aucune souffrance, ou presque, donc je continue tant que ça me plait !

Et vous, avez-vous eu des difficultés avec l’allaitement ? Des astuces ?

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