Ce que personne ne vous dit sur la péridurale

J’écris enfin cet article qui me tient à coeur, et cette rédaction est une véritable nécessité. Je sais que poser des mots sur ces maux que j’ai endurés me permettra de m’alléger et sera utile à d’autres.

  1. 1. Mes deux premières péridurales

Pour résumer la situation, je procède à un petit historique :

J’ai accouché de mon 3ème enfant le vendredi 10 février 2017. Il était pour moi évident que j’allais demander une péridurale.

Mes deux premiers accouchements ont eu lieu à l’hôpital Privé d’Antony. J’ai à chaque fois eu l’entretien avec l’anesthésiste qui m’a expliqué en quoi consistait la péridurale et quels en étaient les risques. Les choses étaient claires, j’ai pu poser mes questions, et faire un choix éclairé.

En voyant arriver l’anesthésiste, sympathique et souriant, j’ai eu l’impression de le connaître… et c’était le cas ! Il s’agissait de l’ancien petit ami d’une copine de Lettres Classiques. La dernière fois où je l’avais vu c’était des années auparavant, à une soirée déguisée où j’étais Mary Poppins et lui un pirate. Je me suis sentie en confiance, il a posé la péridurale lors de mes deux accouchements, rapidement sans me provoquer aucune douleur. C’était efficace et bien dosé.

 

Je n’ai pas eu d’effets secondaires après ces deux péridurales, même pas de douleurs au niveau du point de ponction, mais mon ostéopathe a senti que la zone était plus dense.

      2. Ma troisième péridurale

Depuis, nous avons déménagé à Vincennes donc je n’allais pas faire un long trajet pour retourner à Antony. je l’ai regretté car j’avais adoré la prise en charge et le suivi au sein de cet hôpital. J’ai donc choisi l’hôpital de Saint Maurice, sur les conseils d’une amie, et je m’y suis tout de suite sentie bien. L’heure de mes rendez-vous avec le gynécologue comme avec la sage-femme était respectée, j’ai pu visiter la maternité et je n’avais qu’une hâte : y accoucher. Car oui je fais partie de celles qui adorent être enceinte et accoucher malgré les différents maux qui ne m’ont pas épargnée.

J’ai eu le rendez-vous obligatoire avec l’anesthésiste, mais cela a duré 2 minutes ! Il a simplement regardé mes résultats de prise de sang et déclaré qu’il en avait rarement vu d’aussi parfaites (!?) puis touché ma colonne vertébrale à travers mon pull… Je n’ai eu aucune information sur la péridurale, peut-être parce que c’était mon 3ème enfant et que je connaissais ou peut-être parce que l’hôpital propose une réunion consacrée à la péridurale. Je ne m’y étais pas inscrite mais j’aurais dû.

J’étais bien décidée à recevoir la péridurale. Le jour J, le 10 février (la date que j’avais choisie) j’ai géré mes contractions pendant quelques heures (elles étaient espacées de 10 minutes) et nous sommes partis au petit matin. Je ne voulais pas arriver trop tard pour ne pas manquer cette fameuse péridurale… si j’avais su !

Je ne vous raconte pas le déroulement de la journée de mon accouchement (même si j’en ai envie car elle était parfaite à mes yeux). Et je me concentre sur le moment de l’arrivée de l’anesthésiste.

Le col était dilaté à 5, j’étais en salle de travail et avais demandé la péridurale. Les sages-femmes demandent alors à mon mari de sortir, le lui répètent plusieurs fois et se font insistantes. Nous avons été surpris car il était resté dans la même salle que moi les autres fois. Mais on nous a dit que des hommes peuvent s’évanouir en voyant la taille de l’aiguille, ce que nous comprenons tout à fait.

(Dessin : Mademoiselle Caroline)

Un infirmier entre et me dit que c’est lui qui assiste l’anesthésiste. Il prépare la zone stérile dans mon dos et m’explique ce qu’il fait. On me dit alors que l’anesthésiste est là et s’apprête à piquer. J’ai tout simplement halluciné : il allait piquer dans mon dos sans que je l’ai vu ? Sans s’être présenté face à moi ? Je me retourne alors et constate que c’est une jeune femme en réalité, au visage fermé. Je vois tout de suite qu’elle est stressée, je le sens et je ne me trompe jamais sur mon ressenti.

Elle commence alors à piquer. La piqure d’anesthésie locale me fait mal, ça commence bien. Il faut savoir que je ne suis pas du tout une phobique des aiguilles, heureusement vu les multiples prises de sang auxquelles j’ai droit pour surveiller la thyroïde et la toxoplasmose. Bref, quand elle met l’aiguille de péridurale elle me demande si je ressens plus à gauche, au milieu ou à droite. A chaque fois c’était à droite, je ne sais pas à quoi cela correspond. Mais je comprend simplement qu’elle n’arrive pas à piquer au bon endroit et qu’elle s’y reprend à plusieurs fois. L’anesthésiste que j’ai vue ensuite (mes aventures débutent à peine) m’a d’ailleurs déclaré :

« Je n’ai même pas compté le nombre de trous que vous aviez »

Vous imaginez le carnage ?

Je sens qu’elle est de plus en plus stressée. Moi, comme d’habitude, je pense que c’est de ma faute car on me demande de faire le dos rond. pout-être qu’aujourd’hui je ne le fais pas bien ? Je me penche donc autant que possible, en rentrant la tête et en baissant les épaules. Sachant que les contractions étaient de plus en plus fortes et fréquentes, mais que je continuais à les gérer avec la respiration. L’infirmier (que j’ai revu ensuite) m’a d’ailleurs dit :

« Oui vous j’ai vu que vous étiez stoïque, pas du tout stressée ».

Sauf que je sentais que quelque chose n’allait pas. Elle a déclaré : « Je vous dis tout ce que je fais » puis me disait « je pique » après l’avoir fait et en m’ayant fait sursauter !

C’est l’infirmier qui lui avait montré où était le matériel et qui continuait à lui donner des indications. A un moment elle a lui a dit :

« Je ne sais pas ce que j’ai, peut-être parque c’est la première fois que nous travaillons ensemble »

puis elle s’est adressée à moi en disant

« mais je vous rassure ce n’est pas la première fois que je pose une péridurale »

Euh, comment vous dire que là précisément j’ai l’impression d’être un cobaye pour quelqu’un qui s’exerce ? Et que le fait de préciser cela me fait justement peur !

J’ai eu envie de lui dire d’arrêter le massacre mais c’était trop tard. A un moment j’ai senti que quelque chose remontait jusqu’à ma tête et j’ai eu soudainement très mal aux épaules et aux cervicales. Je le leur ai dit (il y avait face à moi l’infirmier, la sage femme et l’étudiante sage femme) L’infirmier m’a demandé si j’avais un goût dans la bouche (je ne sais pas pourquoi) J’ai répondu que je m’étais peut-être trop crispée et penchée pour faire le dos rond. Toujours cette tendance à rejeter la faute sur moi et cela semblait arranger tout le monde.

A un moment j’ai enfin entendu « C’est bon, c’est fini ». Et j’ai vraiment eu l’impression d’avoir subi une bataille. J’étais soudain très énervée contre elle, moi qui suis d’un tempérament calme et serein. J’ai dû noter la douleur des contractions, mais c’était la même qu’avant. J’avais l’impression que ça n’avait servi à rien. Je lui ai demandé si je pouvais doser moi les doses, elle ma dit « oui oui avec le bouton » mais vu que personne ne me l’avait précisé, comment le savoir ?

Quand mon mari est rentré, il a tout de suite vu que quelque chose n’allait pas. Il m’a dit que j’avais les larmes aux yeux, je ne m’en étais même pas rendu compte. Il était déjà revenu devant la salle de travail une première fois et on lui avait répondu :

« Ca prend plus de temps que prévu »

Mauvais signe non ? Je lui ai désigné du regard l’anesthésiste qui était derrière moi en levant les yeux au ciel pour lui faire comprendre que je ne la sentais pas.

Quand elle est partie, je me suis plainte aux sages-femmes :

« Je ne sais pas ce qu’elle a fait mais j’ai l’impression qu’elle a raté la péridurale, j’espère que je ne vais pas finir paralysée »

Réponse de la sage-femme :

« Mais non ce sont des légendes urbaines, les paralysies c’était au 19ème siècle »

Petite question au passage : la péridurale existait-elle au 19ème siècle ? Je n’en suis pas sûre.

J’ai donc appuyé sur le bouton pour soulager ces contractions, et au bout d’un moment la péridurale a enfin fait effet. J’ai dosé comme je le voulais de manière à sentir sans souffrir. Milan est arrivé très vite, plus rien d’autre ne comptait.

3. Quelques heures après l’accouchement

Une fois dans ma chambre j’ai pu marcher sans problème, mes jambes me répondaient et je me suis dit que j’avais fait une erreur de jugement à son égard.

Mais dans la nuit (j’ai accouché à 17h30) j’ai eu des maux de tête bien plus forts que ceux que je connaissais jusqu’à présent. J’ai eu beau prendre tous les antalgiques auxquels j’avais droit, la douleur ne passait pas. J’en ai fait part le matin à une sage-femme qui m’a dit qu’on allait surveiller ça.

Au moment de m’asseoir pour prendre mon repas de midi, la douleur était tellement forte que j’ai dû m’allonger. Une sage-femme est venue, elle a appelé l’anesthésiste. Cette dernière ne s’est pas déplacée et a conseillé de me donner du café et de l’Acupan. J’ai eu l’impression que cet anti-douleur fonctionnait un peu.

L’après-midi mon mari est revenu avec mes deux « grands » pour qu’ils découvrent leur petit-frère. je n’avais pas eu le courage de me lever pour m’habiller car je n’étais « bien » qu’allongée. La rencontre s’est donc passée avec une maman débraillée, souffrante, et allongée.

Quand les auxiliaires de puériculture sont venues nous montrer les soins à prodiguer au bébé, j’ai tenté de me relever et je me suis allongée. J’ai eu droit à un « Pourquoi vous ne vous levez pas Madame ? «  J’ai dit que j’avais de maux de tête très violents et les cervicales comme bloquées et elle m’a répondu, avec un peu plus d’empathie « D’accord, à surveiller ».

J’ai beaucoup de mal à demander de l’aide aux gens, à dire que ça ne va pas. J’essaie toujours de me convaincre que ce que je ressens n’est qu’une impression; que c’est normal, que ça va passer. Lorsque la nuit est venue j’ai eu de nouveau très mal après le dîner (logique puisque j’étais assise) et on m’a donné un deuxième Acupan mais mon dernier car j’allaitais.

J’ai passé une nuit comme on peut en passer quand on vient d’accoucher.

Le matin j’ai voulu me laver les cheveux pour me sentir mieux avant de rentrer, je l’ai fait en souffrant le martyre et je me suis littéralement jetée sur le lit pour m’apaiser. Le pédiatre est venu examiner Milan pour la sortie, j’ai été incapable de me lever. Je suis restée allongée jusqu’au départ et je m’asseyais seulement pour les repas.

Pour décrire un peu ce que je ressentais, voici la liste des réjouissances :

  • maux de tête intenables type migraines qui irradient le crâne et le front
  • sensation d’avoir la tête et le cou totalement écrasés dans un étau
  • nuque raide
  • trapèzes et épaules bloqués, des lancements à chaque mouvement 
  • acouphènes
  • bourdonnement dans l’oreille droite
  • difficultés à supporter la lumière et le bruit
  • l’impression que mon cou n’arrivait pas à tenir ma tête, comme si elle était trop lourde pour lui, qu’elle l’écrasait

La douleur des contractions (certes je ne suis allée que jusqu’à une dilatation à 7 puis j’ai eu la péridurale) ou même de mon terrible abcès dentaire n’est rien à coté de ce que j’ai vécu. Et pourtant j’ai une grande résistance à la douleur…

J’en étais même à comprendre les personnes percluses de souffrances qui souhaitent mourir. Mais heureusement j’avais une solution pour faire passer ces maux : m’allonger. L’apaisement était alors presque immédiat.

Le sage-femme (c’est toujours étrange d’écrire ça, mais c’était un homme) venu m’examiner pour la sortie m’a dit que mes contractures étaient certainement liées au fait que je m’étais trop crispée pendant la péridurale et pendant l’accouchement, que tout rentrerait dans l’ordre avec un ostéopathe. Malheureusement il n’y en avait pas à l’hôpital, j’avais bien un rendez-vous avec ma super ostéopathe, mais le 21 mars !

Je me disais : « Mais comme les gens doivent souffrir quand ils ont des contractures musculaires »

Mon salut dépendait donc des mains d’une ostéopathe, mais comme les cervicales étaient touchées je ne voulais pas être manipulée par n’importe qui. J’ai donc écrit à ma fameuse ostéopathe, Eléonore, mon mari a fait de même. Elle a répondu qu’elle n’allait pas me laisser souffrir ainsi et passerait dans la semaine.

     4. Le retour à la maison – SOS Médecins

Une fois chez nous, notre famille proche est venue. J’ai pu rester assise un moment, puis la douleur a été de plus en plus forte, partant des trapèzes, raidissant la nuque puis irradiant dans la tête et dans le front. Je suis donc allée m’allonger et j’ai pleuré seule dans le noir pendant au moins deux heures. Mais j’étais « bien » une fois allongée.

Le soir je n’avais qu’une envie : commander des sushis dont j’avais été privée pendant toute la grossesse. Au moment de m’asseoir pour les manger la douleur est revenue encore plus forte et tenace. J’avais faim et besoin d’énergie donc je les ai mangés, mais sans cesser de verser des larmes et sans en sentir la saveur.

Je suis allée me coucher tôt, le bébé à mes côtés.

Dans la nuit, au moment de l’allaiter, j’ai tenté de m’accouder et la douleur m’a immédiatement remise à plat, j’ai reçu comme une irradiation fulgurante dans la tête. Je me suis mise à pleurer, une fois de plus (moi qui ne pleure presque jamais, j’ai bien rattrapé mon retard ! ) Mon mari m’a proposé d’appeler SOS Médecins, et j’ai accepté alors qu’en temps normal j’aurais attendu le matin.

A 4h du matin un petit bonhomme pas réveillé est venu me voir dans la chambre.

On aurait dit qu’il débarquait là, l’air ahuri, et que c’était un faux médecin. Il a écouté le descriptif de mes maux. J’ai fait le rapprochement avec la péridurale :

« J’ai le sentiment qu’elle l’a ratée, mais ce n’est pas possible que ça remonte jusqu’à la tête ? »

Sa réponse :

« Ca peut. Attendez nous allons dans le salon ».

Il a alors consulté longuement son téléphone portable qu’il avait branché là-bas car il n’avait plus de batterie (un peu bras cassé quand même).

Nous le regardions, c’était lunaire. Il a alors déclaré

« Je pense que c’est une brèche, vous connaissez ? « 

Je ne connaissais pas. Il nous a décrit le phénomène brièvement puis a ajouté :

« Il existe une solution qui vient des Etats-Unis, le Blood Patch. Mais ce n’est pas pratiqué partout. »

Si je n’avais pas été si mal, j’aurais ri. On aurait vraiment dit un sketch où un faux médecin lit devant vous Doctissimo. Puis :

« Moi je peux rien faire pour vous. Ou alors vous donner du Topalgic. Vous en voulez ? Ah ça tombe bien j’en ai dans mes poches »

« Vous voulez une ordonnance de Topalgic aussi ? »

Il a été ravi que nous lui disions oui. Il est donc reparti avec un chèque de 82 euros en poche, du Topalgic en moins.

Une fois la porte fermée mon mari a dit :

« C’est pas possible je suis tombé sur un faux numéro et nous avons été arnaqués ».

      5. Retour aux Urgences 

Le lundi matin nous sommes retournés aux urgence de la maternité comme cela nous avait été conseillé par ce petit Monsieur de SOS médecins. Entre temps j’étais allée voir sur Internet ce qu’était une brèche et ça correspondait exactement à ce que j’avais ! Il avait vu juste.

Le trajet de chez nous à la maternité a été un enfer. La position assise me valait des souffrances affreuses, et elles s’amplifiaient au fil des jours. Je suis arrivée au urgences, en pleurs, prête à m’allonger n’importe où tant je ne supportais pas la station debout. On m’a rapidement installée dans une salle de pré-travail où j’ai pu m’allonger. La douleur s’est alors dissipée. Mais à chaque fois que je me relevais pour aller aux toilettes par exemple, elle reprenait de plus belle.

Pendant tout ce temps le bébé était avec nous, je l’ai donc allaité allongée. Le fait de l’avoir avec moi, ainsi que mon mari, m’a permis de me donner de la force et un certain réconfort.

Nous étions le troisième jour après l’accouchement, le jour le pire en matière de baby blues. Celui où la montée de lait coïncide avec la montée de larmes…

Lorsque l’interne de garde est venue me voir, elle n’a pas mis longtemps à comprendre ce que j’avais mais n’a pas voulu me poser de diagnostic. Puis l’anesthésiste est arrivée. J’avais très peur que ce soit celle qui était responsable du carnage, mais c’était une autre, que j’ai immédiatement sentie rigoureuse et bienveillante. Elle a enfin posé des mots sur ce que j’avais et déclaré qu’elle était d’accord pour faire le blood patch. Mais qu’il fallait d’abord que j’essaie de rester allongée, de boire du café, du Coca et beaucoup d’eau. Mon mari a insisté en disant que nous avions déjà fait tout ça, et elle a été d’accord pour faire le blood patch le jour-même.

      6. Définitions

Qu’est-ce qu’une brèche durale (ou brèche de la dure mère, ou syndrome post ponction lombaire) ?

Il set difficile d’en trouver une définition claire et concise. On ne tombe que sur des ouvrages médicaux ou des forums du type Doctissimo, à éviter donc… J’y suis évidemment allée lors de ma nuit de souffrance avant d’aller aux urgences, et on n’y trouve que des gens qui souffrent depuis 5 ans et n’ont rien pu trouver pour les soulager.

En allant trop loin, l’aiguille a fait un trou dans la dure-mère, le canal qui est entre la colonne vertébrale et l’espace péridural. Il y a donc eu une fuite de liquide céphalo-rachidien, le liquide dans lequel baigne notamment le cerveau et qui le protège.

Donc quand je suis allongée, la brèche est comblée par le liquide et les douleurs s’estompent en moins de 15 minutes. Mais dès que je suis debout ou assise, il n’y a pas assez de pression, le liquide ne peut pas monter et les douleurs ressurgissent.

Le blood-patch

Le blood-patch consiste à injecter mon propre sang dans l’espace péridural lombaire pour combler la brèche.

Un infirmier prélevait du sang sur mon bras, que l’anesthésiste a immédiatement injecté avec une aiguille de péridurale, dans les mêmes conditions d’asepsie que pour la péridurale.

Un décubitus (position allongée)  de deux heures doit être respecté après l’injection.

On m’a transportée, allongée, dans une nouvelle salle de pré-travail, où nous avons attendu pendant des heures car il hy avait une urgence majeure. La vie de la maman et du bébé étaient en jeu donc tout le personnel a été mobilisé. Cela fait bien relativiser. A minuit l’anesthésiste est revenue, m’a aidée à me relever, je n’avais plus de douleurs, miracle !

Elle a préféré me garder à l’hôpital la nuit pour observation. Il fallait donc que je reste allongée sans me lever la nuit encore, et sans affaires ni brosse à dents. Cela peut paraitre ridicule mais quand vous n’avez pas pu vous brosser les dents pendant des heures c’est votre obsession !

Le matin le chef de pôle de la maternité (qui était aussi le gynécologue qui me suivait) est venu nous rendre visite dans la chambre et j’ai apprécié cette démarche. Nous sommes donc partis, libérés, délivrés le mardi 14 février.

Le soir j’ai bu un peu de champagne pour la Saint Valentin et mes maux de tête ont repris. J’ai pensé espéré  que c’était lié à l’alcool. Mais en regardant la télé j’ai vu que l’image se déformait et j’avais une persistance rétinienne, ne supportais pas la lumière… Les jours suivants je suis restée presque toute la journée allongée, et dès que je me levais les maux de tête revenaient, d’un côté seulement en revanche, accompagnés de raideurs de la nuque d’un côté aussi.

Le vendredi matin nous sommes donc revenus à la maternité, j’ai revu la même anesthésiste qui a accepté de faire un deuxième blood patch. Elle a auparavant appelé ses collègues de l’hôpital Cochin pour avoir leur avis et éviter le risque de méningite.

Le vendredi soir, pile une semaine après avoir accouché, j’ai enfin pu sortir entièrement libre et prête à profiter pleinement de mon troisième enfant.

L’anesthésiste qui a réalisé les Blood Patchs m’a même écrit un message le dimanche pour savoir si j’étais totalement rétablie, et le fameux médecin de SOS médecins nous a appelés pour savoir comment j’allais !

Bref, je ne sais pas si vous avez lu ce si long texte. L’écrire m’a fait un bien fou et je pense que ce partage d’expérience était important. Si je devais accoucher à nouveau, j’hésiterais à choisir la péridurale car les souffrances que j’ai connues sont bien pires que celles des contractions.

J’en veux encore à cette anesthésiste qui n’avait pas pris la peine de se présenter. Cela dit, peut-être qu’elle n’osait pas annoncer son nom prédestiné car -croyez le ou non – quand on prononce son nom on comprend qu’il s’agit du Docteur « Qui rate » !!

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