Librairie : Nathalie Kuperman, Je suis le genre de fille

Je tenais à vous présenter ce roman sur lequel je suis tombée par hasard à la librairie. Le titre m’a interpellée, et quand j’ai lu la quatrième de couverture et l’incipit, j’ai su que j’allais l’acheter !

Nathalie Kuperman est l’auteure d’une dizaine de romans, mais je dois reconnaître que je la découvre à travers ce roman paru cette année : Je suis le genre de fille

L’incipit

Je suis le genre de fille à se retrouver assise sur un canapé aux tons mordorés surmonté de coussins rose saumon peinant à s’assortir, une coupe de champagne dans une main, une feuille de vigne fourrée d’aubergine dans l’autre, et à serrer les fesses tant elle voudrait ne pas être ici.

Ici, c’est chez eux, Tu viens boire un verre à la maison ? Maryse et Daniel seront là, on aimerait bien te les présenter, tu sais, Maryse c’est la tisseuse dont on t’a parlé (déjà, je m’ennuie), Daniel apportera un champagne de sa cuvée, ça peut être l’occasion de grouper une commande pour les fêtes, il est très bon.

Au mot « champagne », mon oeil s’allume et ma résistance faiblit. J’évalue à la vitesse de l’éclair ma soirée avec ou sans eux : éplucher mes factures en avalant une soupe Picard Tom Kha Kaï ou remettre à plus tard une décision drastique concernant mes dépenses et me laisser aller à la vacuité d’une conversation avec produits frais et champagne ? C’est vite vu. Mais je pose les garde-fous, j’annonce la couleur : bon, d’accord, mais je ne m’attarderai pas parce que demain je me lève aux aurores, j’ai plein de boulot, etc. En gros, ça revient à couper la poire en deux. Il ne faudrait quand même pas qu’ils s’imaginent que je n’ai que ça à faire ! J’ai presque envie de les engueuler.

J’ai ri toute seule dans la librairie en lisant ces mots, car je me suis sentie concernée. Non pas que je me force à aller à des soirées ennuyeuses… mais le champagne à l’évocation duquel elle faiblit, et la soupe Picard que j’adore m’ont tout de suite impliquée dans le texte.

La suite du roman est à cette image, tout en ambivalence. L’auteure évoque :

  • son ex-mari qu’elle ne supporte plus mais qu’elle aimerait revoir,
  • sa fille adolescente dont elle aimerait se rapprocher davantage,
  • sa mère qu’elle a aimée et détestée, et qui lui manque terriblement maintenant qu’elle sait que ne la verra plus jamais
  • sa tendance à être toujours en avance, toujours celle qui attend, et son incapacité à arriver en retard même si elle l’a décidé
  • les centaines de portes qu’elle tient pour tous : dans le métro, dans les magasins… mais pour qui on en retient peu
  • sa manie du repassage
  • Ses heures passées à errer chez Monoprix ou Villeroy & Boch

Le résumé en revanche induit un peu en erreur. Il fait comprendre que cette femme était du genre à dire « D’accord » à tout et qu’un jour elle se met à dire non. Ce n’est pas le cas ! Mais je remarque que les résumés sont souvent peu représentatifs du livre. Je les trouve souvent bâclés et/ou mal écrits.

Mon avis

Il ne s’agit pas d’un livre mémorable : je l’ai lu il y a quelques semaines et j’avais presque tout oublié. Mais c’est un livre que j’ai pris plaisir à lire, je me suis sentie moins seule par moments ! Je dirais que c’est le livre à emprunter, mais pas forcément à acheter.

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